Alphabet, la maison-mère de Google, prépare une levée obligataire de 80 milliards de dollars destinée à financer le déploiement massif de ses infrastructures d'intelligence artificielle. Cette opération s'inscrirait parmi les plus importantes émissions de dette jamais réalisées par un acteur technologique américain et viendrait conforter la stratégie agressive d'investissement du groupe sur ses datacenters, ses puces TPU et ses modèles Gemini.
Le calendrier de l'annonce coïncide avec une autre information de poids : Berkshire Hathaway s'apprête à investir 10 milliards de dollars dans l'IA. Le conglomérat de Warren Buffett, longtemps prudent sur la tech, valide ainsi le caractère structurel du cycle d'investissement en cours. Hewlett Packard Enterprise a par ailleurs révisé ses prévisions à la hausse, porté par une demande IA jugée robuste sur ses datacenters.
Impact sur les marchés
Les indices américains se sont montrés résilients ce lundi, le S&P 500 progressant de +0,26% à 7 599,96 points et le Nasdaq gagnant +0,42% à 27 086,81 points. Les valeurs technologiques européennes en profitent également, à l'image de Capgemini (+3,22%) et Schneider Electric (+2,32%), en tête du CAC 40.
Perspectives
Cette ruée des capitaux vers l'IA, conjuguée à la concentration des leviers de financement entre quelques mégacaps, alimente le débat sur la soutenabilité des valorisations. UBS prévient toutefois que le calme actuel pourrait ne pas durer, alors que les tensions au Moyen-Orient maintiennent l'or à des niveaux record de 4 535 dollars l'once.