Le crowdfunding immobilier français poursuit sa mue en ce début 2026, et Anaxago, l'un des pionniers du secteur avec plus de 400 projets financés depuis sa création, illustre parfaitement cette transformation. La plateforme n'a financé que 9 projets immobiliers en 2025, contre plus de 70 en 2024, soit une chute de près de 87%.
Un repositionnement stratégique assumé
Ce recul spectaculaire ne traduit pas une défaillance mais un choix stratégique délibéré. Face à la montée des retards dans le secteur — l'AMF relève des montants en retard passés de 20,1% à 36,9% — Anaxago a durci ses critères de sélection et réduit drastiquement le nombre de projets proposés. La plateforme maintient néanmoins un rendement moyen de 9,70% et conserve l'avantage de zéro frais pour l'investisseur.
Un secteur en pleine recomposition
Le cas Anaxago est révélateur d'une tendance de fond : après les faillites de Koregraf et le redressement judiciaire de WiSEED, les acteurs historiques doivent choisir entre volume et qualité. Pendant qu'Anaxago se recentre, d'autres comme La Première Brique (367M€ collectés, 0€ de pertes) ou BRICKS.co (+165% de croissance) captent les parts de marché.
Ce mouvement de consolidation devrait se poursuivre en 2026, dessinant un paysage où seules les plateformes les plus rigoureuses — ou les plus innovantes — survivront à la crise de confiance qui frappe le crowdfunding immobilier.