L'Arabie Saoudite vient d'enregistrer un tournant économique majeur : son secteur privé non-pétrolier s'est contracté en mars 2026 pour la première fois depuis près de six ans. L'indice PMI est passé sous le seuil critique des 50 points, signalant un repli de l'activité dans la première économie du Golfe.
Le conflit régional en cause
L'intensification des tensions entre l'Iran et les États-Unis, qui maintient le pétrole WTI au-dessus de 112 dollars le baril, a paradoxalement fragilisé l'économie saoudienne hors hydrocarbures. Les chaînes d'approvisionnement régionales sont gravement perturbées, tandis que la demande intérieure marque un net ralentissement face à l'incertitude géopolitique.
Un signal préoccupant pour les investisseurs
Cette contraction intervient alors que le royaume poursuit sa stratégie de diversification Vision 2030, visant à réduire sa dépendance au pétrole. Le recul de l'activité non-pétrolière remet en question la solidité de cette transition économique dans un contexte de crise régionale.
Sur les marchés, le secteur bancaire européen reste sous pression, avec Société Générale (-2,61%) et BNP Paribas (-2,44%) parmi les plus fortes baisses du CAC 40 lors de la dernière séance. Les valeurs énergétiques comme TotalEnergies (+2,40%) continuent en revanche de profiter de la flambée pétrolière.
Les analystes surveillent désormais de près les prochaines réunions de l'OPEP+, qui débat d'une hausse des quotas de production, une décision qui pourrait accentuer la pression sur une économie saoudienne déjà fragilisée par le conflit.