La layer 2 Ethereum Base, développée par Coinbase, vient de franchir le cap symbolique des 100 millions de transactions exécutées par des agents intelligents autonomes. Ce jalon marque le basculement de l'agentic economy d'une promesse expérimentale à une infrastructure d'usage industriel sur la blockchain.
Concrètement, ces transactions sont effectuées par des agents logiciels qui paient, encaissent et déclenchent des contrats sans intervention humaine directe. Un cas d'usage qui pèse de plus en plus dans le mix on-chain : interactions entre modèles d'IA, micropaiements pour des appels d'API, achats automatisés de ressources de calcul ou de données.
Coinbase verrouille un nouveau territoire
Base s'impose comme le hub privilégié de cette nouvelle classe d'activité. Le positionnement de Coinbase, à la croisée du custody régulé, du stablecoin USDC et d'une L2 à frais marginaux, lui offre une longueur d'avance face aux concurrents directs sur ce segment naissant.
Une bascule structurelle pour l'on-chain
Au-delà du chiffre, c'est la nature du profil d'activité on-chain qui change. Les transactions IA-à-IA :
- fonctionnent en flux continu, sans rythme de marché traditionnel,
- privilégient les volumes massifs et les tickets faibles,
- requièrent une finalité rapide et des coûts proches de zéro.
Le passage à l'échelle de l'agentic economy pourrait redéfinir les indicateurs d'activité utilisés pour valoriser les blockchains, en pleine consolidation du marché crypto. Reste à savoir si les régulateurs sauront encadrer ces flux automatisés qui échappent par construction aux contrôles humains classiques.