Le titre Carrefour a clôturé en chute libre ce jeudi 18 juin à la Bourse de Paris, abandonnant 6,17 % pour terminer à 15,425 euros. Le distributeur français figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120, victime d'une dégradation sévère de la part de JPMorgan, qui a placé le titre sous surveillance négative.
L'analyste de la banque américaine pointe une perspective dégradée pour le distributeur dans un contexte marqué par la pression accrue sur les marges de la grande distribution européenne. La sanction du marché est sans appel : Carrefour creuse l'écart par rapport au CAC 40 (+0,44 % à 8 467,98 points) lors d'une séance pourtant favorable aux valeurs cycliques européennes.
Une journée noire pour la consommation française
Cette chute intervient au moment même où le marché parisien tire profit de la détente géopolitique entre les États-Unis et l'Iran, qui a propulsé Renault, Stellantis et Airbus à la hausse. Carrefour fait au contraire les frais d'une rotation sectorielle défavorable, les investisseurs délaissant les valeurs défensives de la grande distribution au profit des cycliques industrielles, du luxe (Kering +4,40 %) et de la défense (Safran +2,93 %).
Perspectives
À 15,42 euros, le titre se rapproche dangereusement de ses plus bas annuels. La question d'un éventuel rebond technique dépendra de la capacité du groupe à rassurer le marché sur ses objectifs 2026 et sur l'exécution de son plan stratégique. JPMorgan reste pour l'instant l'analyste le plus pessimiste sur la valeur.