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Cinq pays de l'UE réclament une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des géants de l'énergie

L'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, l'Italie et le Portugal demandent un impôt exceptionnel sur les profits des compagnies énergétiques, dopés par la flambée du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient. Un précédent similaire avait été instauré en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine.

Cinq ministres des Finances européens viennent de franchir un cap politique majeur. Dans un courrier commun adressé à la Commission européenne ce vendredi 4 avril, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, l'Italie et le Portugal plaident pour l'instauration d'un impôt exceptionnel sur les bénéfices des compagnies énergétiques.

Une flambée des prix sans précédent

Le contexte justifie l'urgence : depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février, les prix du pétrole ont bondi de plus de 50%, le Brent oscillant désormais entre 109 et 113 dollars le baril. Les prix du gaz en Europe ont quant à eux grimpé de plus de 70%, ravivant le spectre de la crise énergétique de 2022.

Les cinq ministres estiment que cette taxe montrerait que l'Europe est "unie et capable d'agir", et que "ceux qui profitent des conséquences de la guerre contribuent à alléger le fardeau des citoyens".

Un précédent en 2022

Ce n'est pas la première fois qu'une telle mesure est envisagée. En 2022, face à la flambée des prix provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine, l'UE avait instauré une contribution exceptionnelle sur les superprofits énergétiques. Les groupes pétroliers comme TotalEnergies, Shell ou BP avaient alors été directement visés.

Réactions et perspectives

La Commission européenne a confirmé étudier la proposition. En revanche, l'association allemande du carburant et de l'énergie s'y oppose, arguant que les entreprises du secteur "ne réalisent pas de profits excessifs". Le courrier ne précise ni le taux d'imposition ni les entreprises ciblées, laissant les marchés dans l'expectative. TotalEnergies, qui a progressé de 2,40% lors de la dernière séance, pourrait être en première ligne si la mesure se concrétise.