Le CLARITY Act, projet de loi majeur visant à définir si les actifs numériques relèvent de la SEC ou de la CFTC, fait l'objet de discussions intensives à la Maison Blanche. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent pousse pour une adoption du texte d'ici juillet 2026, dans un contexte où le marché crypto réclame depuis des années un cadre réglementaire clair.
Mais l'actualité autour du CLARITY Act a pris un tournant inattendu : Sam Bankman-Fried, l'ancien patron de FTX condamné et emprisonné, a publiquement endossé le projet de loi depuis sa cellule. Une initiative qui a provoqué une rebuffade cinglante de la sénatrice républicaine Cynthia Lummis, figure pro-crypto au Congrès.
"Nous n'avons pas besoin — et ne voulons pas — de votre soutien"
a-t-elle déclaré, soulignant que l'appui de SBF risquait de nuire à la crédibilité du texte auprès des législateurs indécis. La réaction a été bipartisane, démocrates et républicains s'accordant pour rejeter cette intervention.
Un enjeu crucial pour le marché
Parallèlement, la SEC a approuvé de nouvelles normes accélérant l'approbation des ETF crypto, réduisant les délais de 240 à potentiellement 75 jours. Bitwise projette le lancement de plus de 100 nouveaux ETF crypto aux États-Unis en 2026. Ces avancées réglementaires, combinées au CLARITY Act, pourraient constituer le catalyseur haussier tant attendu par un marché en proie à la peur extrême, avec un Fear & Greed Index tombé à 8.