Les chiffres d avril 2026 dressent un écart spectaculaire entre les plateformes les plus rigoureuses et la moyenne sectorielle du crowdfunding immobilier français. Enerfip, spécialiste des énergies renouvelables, contient son taux de défaut à 0,31% et affiche zéro perte en capital. La Première Brique, leader généraliste, ramène le sien à 8,67% avec également 0% de perte définitive.
Ces performances tranchent avec le taux de défaut sectoriel agrégé qui s établit à 25,84% en avril 2026, en légère décrue après un pic à 26,21% en 2025. Plusieurs plateformes historiques restent ancrées au-dessus de cette moyenne : Homunity, Clubfunding, Baltis, Anaxago et Raizers affichent toutes des taux supérieurs à 26%.
Une consolidation par la sélection
Le marché se professionnalise sous la pression des défauts post-Koregraf et WiSEED. Les plateformes survivantes renforcent leurs exigences en matière de garanties et durcissent la sélection des projets. Un projet sur trois reste en retard de plus de six mois, et le rendement réel net pour les investisseurs ressort à 6,8% contre 9,2% annoncés à la souscription.
Le nouveau filtre des investisseurs
Pour 2026, la qualité de signature ne se lit plus dans les rendements affichés mais dans les ratios publiés sur la durée. La discipline statistique d Enerfip et de La Première Brique attire désormais des capitaux qui s écartent des plateformes les plus exposées à l immobilier résidentiel spéculatif.