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Crowdfunding

Crowdfunding immobilier : le Médiateur de l'AMF constate un triplement des litiges, le régulateur durcit le ton

Face à la multiplication des retards et défauts dans le crowdfunding immobilier, le Médiateur de l'AMF a enregistré un triplement des demandes de médiation. Les montants en retard sont passés de 20% à 37%, poussant le régulateur à renforcer sa surveillance du secteur.

Le Médiateur de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) tire la sonnette d'alarme : les demandes de médiation liées au crowdfunding immobilier ont triplé en un an. Un signal fort qui traduit l'ampleur des difficultés rencontrées par les investisseurs du secteur.

Des chiffres qui interpellent

Selon la dernière étude de l'AMF publiée en octobre 2024, les montants en retard de remboursement sont passés de 20,1% à 36,9% du total des encours. Aujourd'hui, entre 25% et 30% des projets accusent des retards, contre seulement 5 à 10% en 2022. Plus inquiétant encore, le taux de défaut atteint environ 10%, contre 1% il y a trois ans.

Les faillites qui ont marqué le secteur

L'année 2025 a vu disparaître deux pionniers du marché. Koregraf a été placé en liquidation judiciaire en mai 2025, tandis que WiSEED, repris par le groupe Advenis en décembre 2025, illustre la fragilité même des acteurs historiques. Ces événements ont amplifié la défiance des investisseurs et les recours auprès du Médiateur.

Un régulateur plus vigilant

Face à cette situation, l'AMF intensifie sa surveillance. Le retrait d'agrément de Koregraf en juin 2025 montre la volonté du régulateur d'assainir le marché. Les plateformes sont désormais soumises à des contrôles renforcés sur la transparence des taux de défaut et la qualité des projets proposés aux investisseurs.

Pour les épargnants, la prudence reste de mise : sélectionner rigoureusement les plateformes et diversifier ses investissements demeure la meilleure protection dans un secteur en pleine mutation.