Les investisseurs en crowdfunding immobilier le savent : les rendements affichés par les plateformes ne racontent qu'une partie de l'histoire. Une étude comparative publiée en février 2026 par Finance Héros met en lumière les TRI nets réels — intégrant retards, défauts et pertes — et le classement qui en résulte est bien différent de celui que les plateformes mettent en avant.
Un classement bouleversé
Les données au 20 janvier 2026 révèlent des écarts significatifs :
- Baltis : TRI net de 10,73% (taux de défaut 27,88% sur 216 projets)
- Anaxago : TRI net de 9,70% (taux de défaut 26,52% sur 272 projets)
- La Première Brique : TRI net de 9,02% (taux de défaut 11,17% sur 790 projets)
- Raizers : TRI net de 8,32% (taux de défaut 24,37% sur 440 projets)
- Homunity : TRI net de 6,30% (taux de défaut 33,25% sur 639 projets)
Le ratio rendement/risque, vrai critère de choix
La Première Brique se distingue avec le meilleur équilibre : un TRI net de 9,02% pour un taux de défaut de seulement 11,17%, soit trois fois moins que la moyenne du secteur. À l'inverse, Homunity, longtemps considérée comme la référence du secteur, affiche un TRI net de seulement 6,30% combiné au taux de défaut le plus élevé du panel à 33,25%.
Baltis propose le meilleur TRI net absolu (10,73%), mais son taux de défaut de 27,88% et son nombre plus restreint de projets invitent à la prudence.
Un marché à deux vitesses
Ces données confirment la recomposition du secteur amorcée après les faillites de Koregraf et WiSEED. Les plateformes qui ont privilégié la sélectivité sur le volume affichent aujourd'hui les meilleurs ratios rendement/risque. Pour les investisseurs, ce classement par TRI net constitue un outil essentiel pour dépasser les promesses commerciales et évaluer la performance réelle de chaque plateforme.