Les marchés financiers abordent ce lundi 6 avril ce qui pourrait être la semaine la plus décisive du conflit iranien. Donald Trump a lancé un ultimatum sans ambiguïté : si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert d'ici mardi 20h (heure de Washington), les États-Unis frapperont les infrastructures énergétiques de l'Iran. Le président américain a promis de déchaîner "l'enfer" sur la République islamique en cas de non-respect de cette échéance.
Le pétrole sous haute tension
Le Brent a bondi à 109,77 dollars le baril lundi, en hausse de près de 50% depuis le début du conflit le 28 février. Le WTI américain s'envole de 66% à 111,20 dollars. Cette flambée continue de peser lourdement sur les compagnies aériennes et les secteurs énergivores, tandis que les pétrolières en profitent.
Scénarios binaires pour les investisseurs
"Les marchés sont sur le fil du rasoir, le temps presse et les issues sont binaires : trêve ou escalade", résume Rob Subbaraman, responsable de la recherche macroéconomique mondiale chez Nomura. Le Pakistan, l'Égypte et la Turquie tentent de négocier un cessez-le-feu de 45 jours pour éviter des frappes américaines sur les infrastructures énergétiques iraniennes.
Perspectives
Trump a toutefois évoqué une "bonne chance" qu'un accord soit trouvé dès lundi. L'Iran, de son côté, rejette les menaces et exige des compensations pour les dommages de guerre avant toute réouverture du détroit. Les marchés européens, fermés ce lundi pour Pâques, réagiront mardi à l'issue de cet ultimatum, dans un contexte où le CAC 40 évolue autour des 8 168 points.