Goldman Sachs vient de relever sa probabilité de récession américaine à 30%, contre 25% précédemment et 20% en début d'année. Cette troisième révision à la hausse en 2026 reflète l'impact croissant du choc pétrolier lié au conflit au Moyen-Orient sur l'économie mondiale.
Le Brent a bondi de plus de 55% depuis les frappes américano-israéliennes contre l'Iran fin février, passant de 65-71 dollars à plus de 112 dollars le baril. Les perturbations dans le détroit d'Ormuz, artère vitale du commerce pétrolier mondial, ont contraint la banque à revoir l'ensemble de ses prévisions macroéconomiques.
Inflation en hausse, croissance en berne
Goldman Sachs a relevé sa prévision d'inflation PCE à 3,1% d'ici décembre 2026 (+0,2 point) et abaissé sa projection de croissance du PIB à 2,1% sur l'année. Plus inquiétant, la banque anticipe un ralentissement à seulement 1,25%-1,75% au second semestre, un niveau proche de la "vitesse de décrochage" de l'économie.
Le marché de l'emploi se fragilise
Les créations d'emplois non agricoles ont chuté de 92 000 postes en février, tandis que le taux de chômage est remonté à 4,44%. Goldman projette un pic à 4,6% au troisième trimestre 2026.
Malgré ce tableau sombre, la banque maintient que la récession n'est pas son scénario central et anticipe encore deux baisses de taux de la Fed en septembre et décembre. Les marchés restent toutefois sous haute tension, pris en étau entre tensions géopolitiques, ralentissement économique et politique monétaire contrainte.