Premier choc monétaire pour la Fed nouvelle formule. À l'issue du FOMC des 16-17 juin, sa première réunion à la tête de la Réserve fédérale, Kevin Warsh a maintenu les taux directeurs inchangés mais a signalé un durcissement inattendu de la trajectoire monétaire américaine. Le nouveau dot plot révèle qu'environ la moitié des membres du comité projettent désormais au moins une hausse supplémentaire d'ici la fin 2026, là où les marchés anticipaient un statu quo prolongé voire une baisse.
La réaction a été brutale à Wall Street. Le Dow Jones a cédé 0,97% à 51 492 points, le S&P 500 a perdu 1,21% à 7 420 points et le Nasdaq Composite a dévissé de 1,34% à 26 021 points. Le VIX est remonté à 18,44, marquant un net regain de nervosité après plusieurs semaines de complaisance. Les valeurs technologiques, sensibles aux taux longs, ont concentré les ventes, avec Meta Platforms en repli de 5,44%.
Un cap qui rebat les cartes pour 2026
Le ton plus restrictif tranche avec celui de l'ère Powell et confirme la ligne hawkish que les marchés redoutaient depuis la confirmation de Kevin Warsh en mai. La Fed justifie sa prudence par la persistance des pressions inflationnistes et la résilience du marché du travail. En Europe, le CAC 40 a mieux résisté à 8 431 points (-0,20%), mais les futures US rebondissent de 0,5% à 0,7% ce matin, signe que les opérateurs digèrent déjà le scénario. Reste à savoir si la BoE, attendue dans la journée, emboîtera ce pas restrictif.