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Crowdfunding

La Première Brique affiche un taux de défaut de 11,17% deux fois inférieur à la moyenne sectorielle : le ticket à 1 euro défie la crise du crowdfunding immobilier français

Avec un taux de défaut de 11,17%, soit moins de la moitié des 25,84% du secteur en avril 2026, et une rentabilité moyenne de 10,53%, La Première Brique fait figure d'exception sur un marché du crowdfunding immobilier français miné par les retards et les faillites de plateformes pionnières.

La Première Brique tire son épingle du jeu sur un marché du crowdfunding immobilier français sous pression. La plateforme affiche un taux de défaut de 11,17%, soit moins de la moitié des 25,84% enregistrés en moyenne par le secteur en avril 2026, tout en délivrant une rentabilité moyenne de 10,53%.

Son positionnement repose sur un ticket d'entrée à 1 euro, démocratisant l'accès à l'investissement immobilier participatif là où ses concurrents exigent souvent 1 000 euros minimum. Cette stratégie de masse couplée à une sélection rigoureuse des dossiers permet à la plateforme de se distinguer dans un environnement marqué par les faillites retentissantes de Koregraf en avril 2025 (160 millions d'euros bloqués) et le redressement judiciaire de WiSEED en octobre 2025, repris depuis par le groupe Advenis.

Un contre-exemple dans un secteur fragilisé

Le contraste est saisissant avec les chiffres globaux du secteur. L'étude AMF a documenté une explosion des retards de remboursement, passés de 20,1% à 36,9% du nominal. Le pic sectoriel de défauts a atteint 26,21% en 2025. Sur ce terrain miné, La Première Brique illustre qu'une approche industrialisée et sélective reste possible.

Perspectives

Avec une collecte sectorielle stabilisée à 1,76 milliard d'euros en 2025 (+1,8%), les plateformes les plus disciplinées comme Homunity (800 millions cumulés) ou La Première Brique devraient capter une part croissante des flux des investisseurs particuliers, désormais plus exigeants sur la maîtrise du risque que sur les rendements affichés.