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La production pétrolière de l'OPEP s'effondre à son plus bas niveau depuis 37 ans : la guerre américano-iranienne et la fermeture du détroit d'Ormuz paralysent l'offre

La production de brut des 11 membres actuels de l'OPEP a chuté à 16,33 millions de barils par jour en mai 2026, soit son plus faible niveau depuis au moins 37 ans selon une enquête Bloomberg. L'Iran concentre plus de la moitié du recul de 1,22 million de barils, conséquence directe du blocus américain et de la fermeture quasi totale du détroit d'Ormuz dans le contexte de la guerre entre l'alliance américano-israélienne et Téhéran. Le Brent se maintient autour de 94 dollars grâce à cet effet d'offre.

La production pétrolière de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est tombée en mai 2026 à son niveau le plus bas depuis au moins 37 ans, selon une enquête Bloomberg publiée ce vendredi. Les 11 membres actuels de l'organisation ont pompé 16,33 millions de barils par jour, soit un recul de 1,22 million de barils par jour sur un seul mois.

L'Iran concentre à lui seul plus de la moitié de cette chute, sous l'effet du blocus américain et de la fermeture quasi totale du détroit d'Ormuz, dans le contexte de la guerre opposant l'alliance américano-israélienne à Téhéran. Les statistiques excluent désormais les Émirats arabes unis, qui ont quitté l'organisation le mois dernier après six décennies d'adhésion, ce qui amplifie mécaniquement la lecture du recul.

Un soutien historique aux cours du brut

Cette contraction brutale de l'offre maintient le Brent autour de 93,75 dollars le baril, alors même que la demande mondiale fait l'objet de prévisions revues en baisse par l'OPEP elle-même. Le marché vit désormais un paradoxe : les cours résistent grâce à une pénurie d'offre subie, et non choisie.

Perspectives

L'effondrement de la production iranienne et la paralysie du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20% du brut mondial, posent la question de la durée du choc. Les pays producteurs hors OPEP, États-Unis en tête, ne disposent pas d'une capacité d'ajustement immédiate pour combler un trou de cette ampleur. À surveiller, la prochaine réunion de l'OPEP+ et la trajectoire géopolitique au Moyen-Orient, qui dicteront les prix énergétiques de l'été 2026.