Le pétrole renoue brutalement avec ses sommets ce lundi 1er juin. Le baril de WTI s'envole de +3,50% à 90,42 dollars en cours de séance, tandis que le Brent franchit la barre des 93,82 dollars. Une accélération brutale qui sanctionne directement l'aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, principal catalyseur du marché de l'énergie depuis plusieurs semaines.
Cette flambée intervient dans un contexte d'alerte stratégique. Le FMI et la Banque mondiale ont récemment alerté sur un risque de pénurie pétrolière avant le pic estival, alors que le blocage potentiel du détroit d'Ormuz prive structurellement le marché de plusieurs millions de barils par jour. Une réunion décisive de l'OPEP+ est attendue le 7 juin et concentrera toute l'attention des investisseurs.
Effet d'entraînement sur les valeurs énergétiques
Cette poussée du brut alimente le rallye des grandes pétrolières européennes et américaines. TotalEnergies, Shell, BP et ExxonMobil figurent parmi les principaux bénéficiaires de ce regain de tension géopolitique, dans un mouvement de rotation sectorielle favorable à l'énergie.
Pression inflationniste relancée
Au-delà des marchés boursiers, cette envolée du pétrole ravive les craintes inflationnistes. La réaccélération de l'inflation PCE américaine à 3,8% en avril complique déjà le calendrier d'assouplissement monétaire de la Fed. Une hausse durable du baril au-dessus de 90 dollars pourrait définitivement reporter les premières baisses de taux attendues par les marchés.