Le VIX, indicateur de référence de la volatilité implicite du S&P 500, a clôturé en repli de -9,05% à 17,68 points vendredi 12 juin, signant son plus bas niveau depuis le krach tech du début du mois. Le baromètre de la peur efface ainsi près de 18% en une semaine, après avoir atteint un pic à 21,51 points le 7 juin.
Cette décrue brutale traduit un net retour de l'appétit pour le risque sur Wall Street. Trois catalyseurs ont alimenté la détente : l'IPO record de SpaceX au Nasdaq, valorisée plus de 2 000 milliards de dollars, qui a libéré une dynamique haussière sur le compartiment technologique ; les espoirs d'un accord de paix au Moyen-Orient, qui ont fait reculer le Brent de plus de 3% sur la séance ; et la confirmation par le DOJ américain du méga-deal Paramount-Warner Bros à 111 milliards de dollars.
Vigilance malgré le rebond
Le seuil des 17 points reste néanmoins une zone surveillée par les gérants. Bank of America avertit qu'une baisse supplémentaire de 3% du S&P 500 suffirait à réactiver des ventes systématiques par les fonds CTA et vol-target. La compression de la volatilité s'accompagne par ailleurs d'une envolée de l'or à 4 238 dollars l'once (+3,03%), signe que la nervosité de fond persiste sous la surface du rallye.
La séance d'ouverture de lundi 15 juin sera scrutée pour confirmer ou infirmer ce basculement, à quelques jours du FOMC des 16-17 juin présidé pour la première fois par Kevin Warsh.