L'OPEP+ a franchi un cap décisif. Réunis en visioconférence ce 1er mars 2026, les huit pays membres clés — Arabie saoudite, Russie, Irak, Émirats arabes unis, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman — ont confirmé la reprise du dénouement de leurs coupes volontaires de 1,65 million de barils par jour, en place depuis avril 2023.
Une hausse mesurée mais symbolique
Concrètement, la production augmentera de 206 000 barils par jour à partir d'avril 2026. Cette décision marque la fin de la suspension des hausses qui avait été maintenue tout au long du premier trimestre, face aux craintes d'un excédent d'offre mondial. L'OPEP+ justifie ce virage par des fondamentaux de marché jugés sains, notamment des niveaux de stocks pétroliers bas.
Un timing délicat
La décision intervient dans un contexte particulièrement tendu. Le Brent a bondi de près de 3% cette semaine à 73,09 dollars le baril, porté par les tensions entre les États-Unis et l'Iran autour du programme nucléaire iranien. La menace d'un blocage du détroit d'Ormuz pourrait, selon Rystad Energy, faire grimper les prix de 20 dollars supplémentaires par baril.
Les marchés surveilleront désormais la prochaine réunion prévue le 5 avril pour évaluer si l'OPEP+ accélère ou freine le rythme de remise sur le marché de ses barils. La capacité du cartel à maintenir l'équilibre entre soutien des prix et reconquête de parts de marché reste l'enjeu central de 2026.