Le métal jaune a flambé de +3,23% en séance lundi 15 juin, propulsant l'once d'or à 4 375,60 dollars, soit un nouveau record historique. Une performance d'autant plus remarquable qu'elle intervient le jour même où Donald Trump confirme la signature, vendredi 19 juin en Suisse, d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le paradoxe est saisissant. La détente géopolitique aurait dû dégonfler la prime de risque qui soutenait l'or depuis des mois. Le pétrole décroche en effet de plus de 5%, le VIX recule à 16,34 points (-7,58%) et Wall Street pulvérise ses records avec un Nasdaq en hausse de +2,78% à 26 609 points. Pourtant, l'or refuse de céder du terrain.
Un repositionnement défensif structurel
Trois forces continuent de porter le métal précieux malgré la désescalade :
- Flux ETF soutenus qui drainent l'or physique des marchés
- Crainte d'un retour de l'inflation alimentée par la baisse des coûts énergétiques mais aussi par la rotation cyclique en cours
- Affaiblissement du dollar avec un EUR/USD à 1,1604 (+0,27%)
L'argent suit la même trajectoire avec une envolée de +4,18% à 70,815 dollars l'once, confirmant la dynamique haussière du complexe des métaux précieux.
Perspectives
Ce découplage entre détente géopolitique et flambée de l'or trahit la prudence persistante des investisseurs institutionnels, qui maintiennent un biais haussier sur le métal jaune malgré l'apaisement des tensions au Moyen-Orient.