L'or vient de franchir un cap symbolique en atteignant 4 702,70 dollars l'once, un record absolu qui consacre le métal jaune comme la valeur refuge ultime dans un environnement de marché particulièrement instable. Sur la seule semaine écoulée, le cours a progressé de près de 3%, porté par une conjonction de facteurs exceptionnels.
Un contexte géopolitique explosif
Les tensions persistantes entre l'Iran et les États-Unis, combinées à la flambée du pétrole au-dessus de 112 dollars le baril, alimentent une fuite massive vers les actifs refuges. Les investisseurs institutionnels et les banques centrales continuent d'accumuler de l'or physique à un rythme sans précédent, une tendance amorcée depuis 2024.
Des signaux macroéconomiques contradictoires
Si l'emploi américain reste solide avec 178 000 créations en mars, Goldman Sachs a relevé la probabilité de récession à 30% en raison du choc pétrolier. La production industrielle française recule de 0,7%, et le secteur privé saoudien se contracte pour la première fois en six ans. Autant de signaux qui renforcent l'attrait de l'or.
Pour les investisseurs, ce nouveau sommet pose une question cruciale : faut-il encore acheter à ces niveaux ? Les analystes restent majoritairement haussiers, certains évoquant un objectif de 5 000 dollars d'ici la fin du second trimestre si les tensions géopolitiques perdurent.