L'or a pulvérisé un nouveau record historique ce jeudi 4 juin 2026 à 4 504,67 dollars l'once, en hausse de 0,85% sur la séance. Le métal jaune confirme sa trajectoire ascendante malgré un contexte géopolitique en voie d'apaisement, signe que les déterminants structurels prennent désormais le pas sur les facteurs de court terme.
La performance interpelle dans la mesure où les autres marchés intègrent la trêve Israël-Liban : le pétrole WTI chute de 3,23% à 92,92 dollars le baril, tandis que le Brent recule à 94,86 dollars. Habituellement, le métal jaune reflue lorsque les tensions géopolitiques s'estompent.
Les facteurs structurels prennent le relais
Plusieurs dynamiques expliquent cette divergence. Les banques centrales émergentes poursuivent leurs achats massifs et les flux ETF or restent soutenus. La concentration record du S&P 500 sur les valeurs IA, qui frôle 48,67% de la capitalisation de l'indice, pousse les gérants à renforcer leur exposition aux actifs décorrélés.
Le choc Broadcom illustre cette nervosité : le géant des semi-conducteurs perd près de 300 milliards de dollars de capitalisation sur la séance, effaçant tous ses gains depuis fin avril et entraînant l'ensemble du secteur (STMicroelectronics -2,58% à Paris).
Perspectives haussières
Avec un EUR/USD à 1,1626 et une BCE perçue comme hawkish, l'arbitrage entre dollar, obligations et or reste structurellement favorable au métal jaune. Goldman Sachs maintient par ailleurs une vision constructive sur les actions, estimant que les replis offrent des points d'entrée plutôt qu'un signal de retournement durable.