Le titre Medincell a décroché de -14,42% à Paris ce 17 juin 2026, signant la plus forte baisse du SBF 120 et retombant aux environs de 24 euros. La biotech montpelliéraine spécialisée dans les médicaments injectables à libération prolongée a publié des comptes annuels 2025-2026 (clos au 31 mars) jugés décevants par le marché.
Le chiffre d'affaires recule de 12% à 24,3 millions d'euros, malgré une progression de +43% des royalties sur l'antipsychotique UZEDY commercialisé avec Teva, à 9,3 millions d'euros. La perte nette double quasiment à -31,3 millions d'euros, contre -18,4 millions un an plus tôt, plombée par une hausse de 17% des dépenses opérationnelles à 45 millions.
Le retard AbbVie cristallise la déception
Le coup de massue boursier vient surtout du report d'un an du programme conjoint avec AbbVie : la phase 1 clinique, attendue en 2026, est désormais repoussée à 2027. Le développement CMC (chimie, fabrication, contrôles) doit être finalisé d'ici la fin d'année avant le démarrage des essais cliniques.
Une trésorerie sécurisée jusqu'à la commercialisation US
Côté bilan, Medincell affiche une trésorerie de 84,8 millions d'euros après la levée de 48,2 millions réalisée en mars. Le groupe maintient son cap sur mdc-TJK (olanzapine), avec une soumission FDA acceptée en février et un lancement américain visé au quatrième trimestre 2026.