Les sept pays moteurs de l'OPEP+ se retrouvent dimanche 7 juin pour ajuster leurs quotas de production dans un contexte pétrolier sous haute tension. La réunion mensuelle réunira l'Arabie saoudite, la Russie, l'Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et l'Algérie, après le retrait remarqué des Émirats arabes unis du noyau dur de l'alliance.
Le 3 mai, ces sept pays avaient validé une hausse modeste de production de 188 000 barils/jour pour le mois de juin, un geste symbolique alors que le détroit d'Ormuz reste largement bloqué. Plus de 14 millions de barils quotidiens sont empêchés de transiter, soit près de 15% de l'offre mondiale.
Marché sous tension
Le baril de Brent se maintient à 91,99 dollars contre 87,36 dollars pour le WTI. Les bruits positifs autour des négociations USA-Iran ont permis de modérer la prime de risque géopolitique, mais le marché reste extrêmement sensible à toute déclaration officielle de la Maison-Blanche ou de Téhéran.
Conséquences pour les majors
La décision du 7 juin sera scrutée de près par les opérateurs :
- TotalEnergies, BP et Shell restent en première ligne sur toute volatilité du brut
- Air France-KLM et IAG bénéficieraient à l'inverse d'une normalisation du baril
- Le scénario d'un déblocage progressif d'Ormuz pèserait mécaniquement sur les cours
Reste à voir si l'alliance choisira d'accélérer le rythme d'augmentation des quotas ou de préserver les prix, à l'heure où le FMI alerte déjà sur un risque de pénurie pétrolière avant le pic estival.