Séance euphorique pour le secteur automobile européen ce lundi 15 juin. À mi-séance, Renault s'adjuge +5,80% à 29,38 € tandis que Stellantis bondit de +5,69% à 6,236 €. Les deux constructeurs français prennent la tête du palmarès du CAC 40 et signent leurs plus fortes hausses depuis le début du mois.
Ce rebond s'explique par une conjonction de catalyseurs favorables. L'accord préliminaire annoncé dimanche entre Washington et Téhéran a déclenché un puissant mouvement de rotation cyclique sur les marchés. La désescalade au Moyen-Orient a fait reculer le Brent de -4,63% à 84,51 dollars, allégeant mécaniquement la facture énergétique et la pression sur le pouvoir d'achat automobile.
Une rotation cyclique généralisée
L'automobile n'est pas isolée. Saint-Gobain (+5,23%), Safran (+4,70%) et les bancaires (Société Générale +4,59%, BNP Paribas +2,44%) profitent eux aussi du regain d'appétit pour le risque. Les fondamentaux sectoriels jouent :
- Baisse des coûts de production avec le pétrole moins cher
- Détente des taux longs favorable au crédit auto
- Repositionnement des fonds sur les cycliques décotées
Perspectives
Ce sursaut intervient après plusieurs mois difficiles pour les deux constructeurs, pénalisés par la menace chinoise, les droits de douane américains et les avertissements sur résultats. Reste à confirmer la signature finale de l'accord Iran-USA à Genève, alors que Téhéran a démenti toute imminence. Un échec des négociations pourrait rapidement faire refluer cette prime géopolitique.