Pendant que Wall Street vivait sa pire séance depuis avril 2025 avec un Nasdaq plongeant de -4,18% et un S&P 500 abandonnant -2,64%, le CAC 40 a fait figure d'exception en limitant la casse à -0,32% à 8 218,24 points. Le secret de cette résistance tient en deux mots : rotation défensive.
Le luxe et la santé portent la cote parisienne
Le retour en grâce des valeurs défensives s'est manifesté avec une intensité rare. Hermès s'est adjugé +2,31%, LVMH +1,04% et L'Oréal +1,24%, signant le réveil d'un secteur du luxe en sous-performance depuis plusieurs mois. La baisse de l'euro à 1,1524 dollar (-0,75%) a mécaniquement renforcé l'attrait des exportateurs hexagonaux.
Dans le même temps, Sanofi a progressé de +1,98% et Carrefour de +2,00%, confirmant l'appétit des investisseurs pour les profils résilients face à un environnement de taux durablement restrictifs aux États-Unis.
L'envers de la médaille : la cyclique technologique massacrée
Cette rotation s'est faite au détriment de la cyclique tech européenne : STMicroelectronics -5,85%, Schneider Electric -4,54% et ArcelorMittal -4,70% ont signé la pire performance de l'indice phare. Une bascule sectorielle massive qui rappelle aux investisseurs l'intérêt structurel des valeurs de qualité non cycliques dans les phases de stress de marché.