Goldman Sachs vient de frapper un grand coup sur le secteur des semiconducteurs. Dans une note publiée en mars, la banque américaine a relevé de 27% son objectif de cours sur Samsung Electronics (de 205 000 à 260 000 wons) et de 12,5% celui de SK Hynix (de 1,2 à 1,35 million de wons), qualifiant l'environnement actuel de "plus puissant cycle haussier de mémoire de l'histoire de l'industrie".
Des hausses de prix vertigineuses
Les chiffres donnent le vertige : Goldman Sachs anticipe une envolée de 243% des prix de la DRAM en glissement annuel pour SK Hynix en 2026, et de 164% pour la NAND chez Samsung. Au premier trimestre, les prix de la DRAM conventionnelle ont déjà bondi de 88% en séquentiel. Les fournisseurs ne disposent plus que de deux à trois semaines de stock, contre plusieurs mois en temps normal.
L'IA, moteur d'une pénurie structurelle
La demande en mémoire HBM (High Bandwidth Memory), indispensable aux infrastructures d'intelligence artificielle, nécessite trois fois plus de capacité de production par gigaoctet que la DRAM classique. SK Hynix, qui contrôle 62% des livraisons de HBM et fournit 100% des puces HBM3E pour NVIDIA, affiche une production "essentiellement vendue" pour toute l'année 2026.
Goldman Sachs estime le déficit d'offre DRAM à 4,9% de la demande totale, soit la pire pénurie depuis 15 ans. Les marges opérationnelles de SK Hynix devraient dépasser 70% sur la DRAM et 40% sur la NAND, des records historiques. Sur le CAC 40, STMicroelectronics (-2,84% vendredi) reste sous pression malgré cette dynamique sectorielle mondiale.