Stellantis a déclenché un rappel massif de 700 000 véhicules hybrides dans le monde, dont 212 000 en France, en raison d'un risque d'incendie identifié sur plusieurs modèles. Les véhicules concernés incluent les Peugeot 208, Citroën C3 et Opel Corsa en version hybride, des best-sellers du groupe sur le marché européen.
Au total, 36 incidents ont été recensés, dont 12 départs de feu confirmés. Le constructeur a précisé que la réparation en atelier ne prendrait qu'une trentaine de minutes, limitant ainsi la perturbation pour les propriétaires.
Un paradoxe boursier
Malgré l'ampleur du rappel, l'action Stellantis a terminé en tête du CAC 40 jeudi avec une progression de +3,97%. Les investisseurs semblent saluer la gestion proactive de la crise par le nouveau directeur général Antonio Filosa, qui a pris les rênes du groupe après le départ de Carlos Tavares en décembre dernier.
Un contexte déjà sous tension
Ce rappel survient alors que Stellantis traverse une période difficile, après une perte nette de 22,3 milliards d'euros en 2025 et l'entrée en vigueur, le 3 avril, des droits de douane américains de 25% sur les véhicules importés. Le groupe chiffre à 300 millions d'euros le surcoût lié à ces nouvelles taxes commerciales.
Les analystes estiment que la transparence de Stellantis sur ce rappel, couplée à un coût de réparation maîtrisé, a rassuré le marché. La prochaine échéance sera la publication des résultats du premier trimestre 2026, attendue fin avril.