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Crowdfunding

Taux de défaut crowdfunding immobilier au 30 avril 2026 : La Première Brique à 10,10% écrase Homunity à 33,98%

Le baromètre HelloCrowdfunding et les données argent-et-salaire publiés début mai 2026 révèlent un écart inédit entre plateformes : La Première Brique affiche le meilleur profil de risque du marché à 10,10% de retards, quand Homunity, Clubfunding et Baltis dépassent toutes les 28%. L'immobilier concentre désormais les tensions du secteur avec un taux de défaut spécifique de 26,12%.

Les données de défaut au 30 avril 2026 publiées par les baromètres argent-et-salaire et tantiem.com confirment un creusement spectaculaire des écarts entre plateformes de crowdfunding immobilier. La hiérarchie du secteur se redessine autour d'un seul acteur résilient.

La Première Brique ressort largement en tête avec un taux de défaut de plus de 6 mois limité à 10,10% et zéro perte définitive en capital. À l'opposé, Homunity, filiale du groupe Tikehau, affiche désormais 33,98% de retards sur ses 647 projets et 842 M€ d'encours, malgré son adossement à un acteur institutionnel de premier plan.

Une fracture qui s'étend à tout le panel

Les autres plateformes majeures naviguent toutes au-dessus de la barre des 25% de retards :

  • Clubfunding : 32,23% de défaut, 0,09% de perte capital
  • Baltis : 28,12% de défaut
  • Anaxago : 27,92% sur 925 M€ et 377 projets
  • Raizers : 26,29% sur 440 M€
  • WiSEED : 22,76% mais 6,45% de perte effective en capital, le pire taux du secteur

L'immobilier concentre les tensions

Le taux de défaut spécifique au crowdfunding immobilier atteint 26,12% en mars 2026 contre 25,95% en février, alors que le taux global tous secteurs s'établit à 18,82%. Selon le baromètre HelloCrowdfunding, près d'un projet immobilier sur deux cumule retards et procédures collectives.

Après la liquidation de Koregraf en mai 2025 et le redressement de WiSEED repris par Advenis en décembre, l'année 2026 acte une fuite vers la qualité au profit des plateformes les plus sélectives. Les investisseurs scruteront le T2 2026 pour confirmer si la sélectivité affichée par les survivants suffit à inverser la trajectoire.