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Crowdfunding

Tokenisation immobilière à J-16 du couperet PSAN : à peine 15 plateformes agréées en France pour un marché mondial estimé à 3 à 4 milliards de dollars

Au 1er juillet 2026, le régime transitoire PSAN prend fin. À deux semaines de l'échéance, seule une quinzaine de plateformes de tokenisation immobilière sont agréées AMF en France, dans un marché RWA mondial qui dépasse les 21 milliards de dollars.

À J-16 de la fin du régime transitoire PSAN, fixée au 1er juillet 2026, le marché français de la tokenisation immobilière entre dans une phase critique. Selon les recensements sectoriels, une quinzaine de plateformes seulement spécialisées dans ce segment ont décroché leur agrément AMF, à l'image de Bricks, qui propose des fractions de biens locatifs dès 10 euros. À l'échelle européenne, Brickken capitalise sur la transparence on-chain, tandis que Securitize s'appuie sur des partenariats institutionnels noués avec BlackRock et JLL.

Le contexte de marché reste porteur. D'après les données de RWA.xyz, l'encours total des actifs tokenisés atteignait 21,34 milliards de dollars en janvier 2026, dont 3 à 4 milliards adossés à l'immobilier. Le leader américain RealT revendique plus de 650 propriétés tokenisées pour un volume cumulé de 138 millions de dollars, avec des rendements de 9 à 11 % en stablecoins.

Un signal politique en faveur de la tokenisation

Un des architectes du règlement MiCA a récemment appelé l'Union européenne à prioriser la tokenisation plutôt que la DeFi dans la prochaine vague de régulation. Le message conforte les acteurs immobiliers qui jouent la conformité, alors que les SCPI (4 à 5 % brut) et les fonds euros (2,5 %) peinent à rivaliser sur le rendement.

Reste à éprouver la solidité juridique de ces actifs : la preuve de propriété via tokens n'a pas encore été testée en contentieux et la liquidité des carnets d'ordres demeure mince, comme l'illustre le procès en cours contre RealT à Detroit.