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Crowdfunding

Tokenisation immobilière : RealT démocratise l'accès à l'immobilier américain dès 50 dollars grâce à une structure LLC dédiée par bien

Alors que le crowdfunding immobilier français reste fragilisé par un taux de défaut de 25,84%, la plateforme RealT incarne l'alternative tokenisée : chaque bien immobilier US est adossé à une LLC dédiée et fractionné en jetons accessibles dès 50 dollars, repoussant la barrière à l'entrée traditionnelle du secteur.

Dans un marché du crowdfunding immobilier français marqué par un taux de défaut sectoriel de 25,84% en avril 2026 et les déboires retentissants de Koregraf (160 M€ bloqués) et WiSEED (repris par Advenis), la tokenisation immobilière s'impose comme une voie alternative crédible. La plateforme américaine RealT en constitue l'illustration la plus aboutie.

Le principe est radical : chaque bien immobilier acquis aux États-Unis est logé dans une Limited Liability Company (LLC) dédiée, dont les parts sont ensuite fractionnées et émises sous forme de jetons sur blockchain. Le ticket d'entrée descend ainsi à 50 dollars, sans commune mesure avec les minima de 100 à 1 000 euros pratiqués sur les plateformes françaises classiques.

Un écosystème européen en formation

RealT n'est plus isolé. Des acteurs comme Domoblock et Reental exploitent également des jetons blockchain pour fractionner la propriété immobilière. En toile de fond, le régime pilote DLT de l'Union européenne autorise désormais la négociation de titres tokenisés, tandis que le bac à sable financier de la CNMV espagnole valide plusieurs projets de tokenisation.

Reste un marché qualifié de « très émergent » : aucune statistique agrégée n'est publiée à mi-2026. Pour les investisseurs lassés des retards de remboursement (passés de 20,1% à 36,9% du nominal selon l'AMF), la promesse d'une liquidité native sur marché secondaire constitue toutefois un argument décisif.