À un mois de la deadline européenne, l'Autorité des marchés financiers a réitéré son ultimatum aux Prestataires de Services sur Actifs Numériques (PSAN) français : sans agrément MiCA obtenu d'ici le 30 juin 2026, ils devront cesser toute activité d'intermédiation sur le territoire.
Le constat dressé par le régulateur est préoccupant : près de 70 % des sociétés crypto enregistrées en France n'ont toujours pas finalisé leur procédure de mise en conformité. Le règlement Markets in Crypto-Assets, déployé progressivement depuis décembre 2024, impose un cadre harmonisé couvrant les plateformes d'échange, les émetteurs de stablecoins et les services de conservation, avec exigences de capital minimum, gouvernance et audit renforcé.
Vague de consolidation en vue
Le marché français pourrait connaître une vague de fermetures, de rachats ou de relocalisations dans les semaines à venir. Les petits PSAN, étouffés par le coût de la conformité, apparaissent comme les premières victimes. Plusieurs acteurs ont déjà anticipé en s'agréant aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Irlande, ces licences ouvrant ensuite un passeport paneuropéen.
Risque de blacklisting au 1er juillet
L'AMF a confirmé qu'elle publiera la liste des acteurs non conformes dès le passage de l'échéance. Les investisseurs particuliers sont invités à vérifier dès maintenant le statut MiCA des plateformes qu'ils utilisent. La transition vers un écosystème pleinement régulé devrait clarifier l'offre pour les épargnants, au prix d'une consolidation brutale du tissu PSAN tricolore.