Wall Street vient de clôturer le mois de mai sur une séquence historique. Le S&P 500 a signé vendredi sa neuvième semaine consécutive de hausse à 7 580,08 points (+0,22% sur la séance), une série rarissime qui n'avait pas été observée depuis plus de vingt ans sur l'indice phare américain. Dans le même temps, le Dow Jones a franchi pour la première fois de son histoire le seuil symbolique des 51 000 points, terminant à 51 032,46 (+0,72%), tandis que le Nasdaq se maintient à 26 972 points, à proximité immédiate de ses records.
Une dynamique tirée par l'IA et la détente géopolitique
Ce rallye repose sur deux moteurs principaux : la frénésie de l'intelligence artificielle, qui continue de propulser les valeurs technologiques et les acteurs de l'infrastructure data center, et la perception d'une désescalade dans les négociations entre Washington et Téhéran. Les analystes ont en grande partie écarté le scénario stagflationniste qui dominait encore début mai, en dépit d'une inflation PCE persistante au-dessus de la cible de la Fed.
Le risque d'un retournement de tendance
Cette extension du rallye à un dixième mois soulève cependant des inquiétudes. Le VIX recule à 15,32, signe de complaisance des investisseurs, alors même que l'or s'envole à un nouveau record de 4 593 dollars l'once, révélant un positionnement défensif latent. La semaine du 1er juin sera décisive avec la publication des PMI manufacturiers en zone euro, de l'ISM américain et du rapport NFP vendredi 5 juin. Toute déception macro pourrait précipiter les prises de bénéfices et clore une séquence haussière historique.