Wall Street a bouclé le mois de février 2026 sur sa plus forte baisse mensuelle depuis mars 2025. Le Nasdaq Composite a cédé 0,92% lors de la dernière séance, tandis que le S&P 500 a reculé de 0,43% et le Dow Jones a lâché 521 points (-1,05%). Sur l'ensemble du mois, la correction est nettement plus marquée pour les valeurs technologiques.
L'IA au cœur des inquiétudes
Les investisseurs américains s'interrogent de plus en plus sur le retour sur investissement des dépenses massives en intelligence artificielle engagées par les géants de la tech. Les valorisations élevées du secteur ont été remises en question, provoquant une vague de ventes sur les titres technologiques et financiers, seuls secteurs du S&P 500 à terminer le mois dans le rouge.
À cette anxiété s'ajoutent des données d'inflation supérieures aux attentes — les prix à la production ont augmenté plus que prévu en janvier — et l'incertitude persistante autour des droits de douane après l'annulation par la Cour suprême de la plupart des tarifs imposés par Donald Trump en 2025.
Un contraste saisissant avec l'Europe
Pendant que Wall Street souffrait, le CAC 40 franchissait pour la première fois les 8 600 points, atteignant un record absolu à 8 642 points. Porté par une avalanche de résultats d'entreprises supérieurs aux attentes — Schneider Electric, AXA, BNP Paribas, Société Générale — l'indice parisien a signé une performance de +5,6% sur le mois.
Le Dow Jones, soutenu par les valeurs défensives comme la santé et l'énergie, a tout de même réussi à enchaîner dix mois consécutifs de hausse, sa plus longue série depuis janvier 2018. Mais la nervosité reste palpable à l'approche d'un mois de mars riche en publications de résultats, avec notamment Thales, Dassault Aviation et Broadcom attendus la semaine prochaine.